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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:21

 

 

Ma fille a eu comme "écriture d'invention" scolaire à imaginer une réponse, libre ou versifiée, que la demoiselle Hélène ferait à Ronsard, qui lui a adressé son célèbre poème "Quand vous serez bien vieille." La plupart des filles de sa classe ont rédigé une réponse dans l'esprit "va te faire voir, vieux barbon" - si vous me passez le pléonasme. Du coup, je me suis amusé à en faire une aussi.


Pour relire ce classique de Ronsard, « Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle » :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_de_ronsard/quand_vous_serez_bien_vieille_au_soir_a_la_chandelle.html

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.



Et la réponse possible d'Hélène , intitulée « Quand vous serez bien vieux » :

Demain vous serez vieux, éteinte la chandelle,
Assis tout près du feu, tremblotant et bavant,
Direz vos derniers vers tout en vous louangeant :
"Le grand Ronsard je suis, qui voulait une belle !"

Par quelque jour lointain, une servante ancienne,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Au bruit de votre nom ira me rappelant,
Ce prétentieux barbon - une vraie mouche à miel.

Je serai sur la terre, assez jolie encore,
À l'ombre courtisée par un bel homme fort.
Vous serez au-delà, par les années flétri,

Regrettant de l'amour la jeunesse et le teint.
Vivez, si m'en croyez, qui sait, jusqu'à demain...
Gagnez dès aujourd'hui la chaleur d'un abri.

 

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:53

La France est endettée comme jamais, les missions françaises à l’étranger n’ont plus beaucoup de sous, certaines missions économiques d’aide aux entreprises ferment, bref, c’est presque la panade. Pourtant, soutenir la francophonie n’est pas uniquement une question de moyens. En ces temps de campagne électorale, les candidats font de leur mieux pour éviter d’annoncer des mesures précises qui fatalement leur feraient irrémédiablement perdre les électeurs mécontents de ladite mesure, alors qu’en demeurant dans le flou, il reste toujours une chance de convaincre les indécis. Aussi, qu’ils nous permettent de nous substituer à eux l’espace d’un court article en proposant une liste précise de mesures peu coûteuses, voire bénéficiaires.

VOIR EN LIGNE :
Texte

Pour bien défendre, il faut identifier les menaces. Or, la première menace contre la francophonie, c’est la langue anglaise, qui depuis l’adhésion, de la GB à l’UE, a terriblement fait reculer l’usage du français dans les instances de l’Union européenne. A ce sujet, un bon bilan du journaliste Quatremer sur son blog : "L’Union prend langue anglaise"

Et un article plus récent du même auteur : "L’autisme linguistique de la Commission"

1. Arrêt immédiat de l’étude de l’anglais à l’école primaire qui est imposé sans aucun choix possible par les parents (anglais dans plus de 80% des cas, parfois l’allemand ou la langue régionale), au profit d’une initiation linguistique large par l’étude de plusieurs alphabets, grec, cyrillique, arabe, voire quelques idéogrammes, et analyse des structures grammaticales de base, ce qui est tout bénef pour l’étude du français.

2. Privatisation de France 24, la chaîne d’infos en anglais payée par les Français, maquillée en plurilingue avec un canal en français qui fait doublon avec plein d’infos françaises (TF1, France2, Canal plus, M6, LCI, Euronews, TV5 etc.), et si vraiment personne ne veut racheter les parts de l’État, fermeture immédiate et arrêt de cette gabegie.

3. Renvoi par les ministères français de tout document qui leur parviendrait de Bruxelles non traduit ou non accompagné d’une traduction, à commencer par le Ministère de la défense, un des plus anglicisés.

4. Faire envoyer par le Ministère des Affaires étrangères à toutes les fédérations sportives un courrier rappelant aux sportifs de haut niveau qu’ils doivent faire toutes leurs déclarations officielles en français, en tant que représentants de la France, du moins tant qu’ils ne sont pas indépendants.

5. Arrêt immédiat du programme Erasmus mundus qui incite les universités à proposer des cours en anglais (le volet d’Erasmus récemment débuté, en 2004), ce qui a aboutit à ce que la France subventionne par les fonds européens son propre déclin de langue scientifique !

6. Accueillir dans de très bonnes conditions tout étudiant étranger venant faire des études de troisième cycle en France.

7. Faire établir par le Ministère une circulaire destinée aux chercheurs et universitaires pour les amener à soutenir HAL (Hyper article en ligne), le tout jeune site d’archivage gratuit en ligne des articles, en anglais, en français et autres langues, ou même dans deux langues, et qui permet aux chercheurs de proposer également leurs articles à des revues renommées, à fort "impact factor", donc sans nuire à leur carrière.

8. Discuter avec les scientifiques d’un système de publication préalable obligatoire en français - fût-ce dans une petite revue interne d’université - avant toute proposition à une revue anglophone, ce qui permettrait de garder l’antériorité juridique et limiterait les risques de fraude ou les retards de publication mal intentionnés... Il nous semble que le Japon a un système similaire.

9. Soutien conjoint par tous les pays francophones des revues scientifiques de langue française, au moins une de chaque discipline, jusqu’à ce que celles-ci atteignent la notoriété des meilleures de leur discipline, anglophones dans la majorité des cas.

10. Une circulaire du Ministère de l’intérieur pour rappeler aux maires et aux conseils régionaux qu’aucune loi n’a prévu qu’il faille traiter les ressortissants anglophones avec des égards auxquels les locuteurs des quelque 5998 autres langues n’ont pas droit. La même circulaire pourrait également être utile à quelques entreprises.

11. Entamer des discussions avec les pays francophones en vue d’un système de brevet qui serait valable sur tous ces pays.

12. Appliquer la constitution française et la loi Toubon, pour pouvoir travailler en français en France.

13. Cesser toute participation au concours de l’Anglovision... pardon : de l’Eurovision.

14. Traduire tous les titres des films américains, comme autrefois. Quand j’allais voir Les Temps modernes, Rivière sans retour, La Chevauchée fantastique, le titre seul me faisait déjà rêver. Mais devant Bloody killer and the fighting lady, ou Serial killer wil shoot on Saturday, je m’interroge. Les Douze salopards, ça laissait quand même mieux augurer d’immondes salauds que The twelve bastards, non ?

15. En parlant de traduction, le Québec a depuis longtemps une petite équipe d’une dizaine de fonctionnaires chargés de surveiller les nouveaux termes anglo-saxons qui apparaissent et de proposer des équivalents francophones qui sonnent bien (courriel, par exemple), pourquoi ne pas faire pareil ? On trouvera bien sous les lambris ou dans les placards de la République dix fonctionnaires que ce travail utile et créatif intéresserait, non ?

16. Engager une procédure en destitution de la dignité de la légion d’honneur envers toute personne qui soutiendra ou favorisera l’anglais comme lingua franca de l’Union européenne, ou qui ferait un discours en anglais dans ses fonctions officielles. On pourrait étendre cette mesure à toute personne résidant hors de France pour des raisons fiscales, ou devenant ultra-libérale après avoir sucé la moelle du service public et s’être constitué un beau carnet d’adresse, ou qui aura été convaincue de corruption, de prise illégale d’intérêt, de trucage d’élections, car nuire à l’image de la France, c’est nuire au français. Mais à la réflexion, non, il ne faut pas tomber dans l’extrémisme. Et puis, ça ferait trop de monde.

17.Campagne auprès des journalistes et animateurs télé pour leur rappeler que placer dans tous leurs articles des brunchs, coachs, brainstorming, know how, intelligence économique, bankable, clubabble, buzz, hoax et autres anglicismes, parfois dans un sens différent du sens originel, n’est que snobisme et effet de mode. Ils connaissent un peu d’anglais, bravo, ils sont forts. Mais connaissent-ils les expressions équivalentes ? Cependant, il faut être réaliste : si toutes les autres mesures sont simples et rapidement réalisables, celle-ci ne peut évidemment s’envisager qu’à l’horizon 2100...

Défendre la francophonie n’est donc pas seulement une question de moyens, mais aussi de volonté politique.

Après ces quelques mesures d’échauffement, rien n’empêche de réfléchir à des mesures plus énergiques !

P.-S.
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 20:11

L'égalité des peuples et des langues dans l’Union européenne est une absurdité, c'est trop compliqué et ça coûte trop cher en traduction, ça ne marche pas.

Tout le monde sait qu’il y a de grandes et de petites langues, des langues de culture et des langues d’inculture, il faut oser le dire clairement.

La vie est une compétition : parmi la multitude de langues utilisées en Europe, trois langues de travail s’étaient distinguées - les meilleures, les finalistes en somme - et parmi ces trois langues, l'anglais s'est imposé par ses seules qualités.

Vae victis, comme a dit le grand Shakespeare à Vercingétorix.

Je pense qu'il faut s'inspirer de la Rome antique et accorder différents statuts aux Européens. Ce serait une mesure easy et low-cost qui stimulerait leurs énergies.

En pratique, il y aurait l’élite (dans chaque civilisation, il y a une élite), la crème de la crème : les anglophones natifs. Ils seraient des citoyens européens de droit.

La deuxième catégorie regrouperait tous les non-anglophones ayant atteint un niveau fluent et partageant les vues de la classe supérieure ; ceux-là seraient des affranchis, et disposeraient des mêmes droits que les citoyens de première classe – disons presque les mêmes droits, rien n’est parfait.

Puis viendrait la troisième classe, le tout-venant : les esclaves linguistiques.

Vous remarquerez qu’avec cette structure en trois classes sociales, il n’y a pas de plèbe. C’est le volet social de notre projet politique : nous aurions simplement une élite, une petite classe supérieure et une masse d’esclaves réunis dans une vraie démocratie.

Mais attention : les esclaves linguistiques jouiraient de certains droits. Leurs enfants, notamment, pourraient être affranchis après avoir effectué des stages à Londres, ou après avoir occupé les MacDonald jobs, les traders et autres yuppies ne détestant pas un peu d’exotisme et de charme français dans les métiers de service. Ou encore en réussissant des tests de TOEFL (Tests Ouverts aux Esclaves Français Linguistiques). Ce serait une excellente façon de booster la mobilité et l'ardeur au travail des Européens, dans une perspective libérale.

Car ne nous leurrons pas : si les pays émergeants sont tellement compétitifs, c'est parce qu'ils n'ont aucun respect de l'individu, qu'ils ferment souvent les yeux sur le tourisme sexuel et l'esclavage, sur l'exploitation de leurs jeunes qui travaillent jusqu'à 70 heures par semaine, soit bien plus qu'un Européen moyen.

Sans aller jusqu'à dire qu'il faut vendre nos enfants, on pourrait, après avoir rendu l'anglais obligatoire à l'école primaire, les obliger à écouter la télé French 24 et à faire des stages à la City, car faire la plonge ou la baby-sitter est une expérience saine et formatrice qui n'a jamais traumatisé personne. Tout ce débat sur l’anglais est très excessif.

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 19:06

Cette histoire se passe dans la ville de X, dans un établissement scolaire à la pointe de la pédagogie, où les termes d'immersion linguistique et de transversalité des enseignements ne sont pas de vains mots. Nous l'allons voir tout de suite.

La prof d'espagnol et celle d'italien, discutant dans la salle des profs, s'étonnèrent que leurs nouveaux élèves ignorent tout de la notion d'accent tonique :

- Quand même, c'est une notion de base dans les langues, non ? Je rêve, ou c'est encore le primaire qui n’a pas fait son boulot ?!

Ils avisèrent la prof de français et la questionnèrent avec diplomatie :

- Chère collègue, n'est-ce pas vous qui enseignez à ces ignares d'élèves la notion d'accent tonique ?

- Mais non. D'ailleurs il n'y en a pas en français, ce n'est pas à mon programme, et ils ont bien assez de mal avec la grammaire… Vous devriez demander ça à la prof d'anglais, après tout, c'est elle qui a le plus d'heures de cours de langues, - suggéra-t-elle.

- Non, non, - les mit en garde le prof d'allemand qui venait d'entrer, - depuis qu'elle applique scrupuleusement les instructions officielles recommandant l'immersion linguistique, elle ne parle plus aux élèves qu'en anglais, et même avec ses collègues elle n'use que de la langue de Shakespeare… au motif que les Français sont mauvais en langue !

- Mais c'est elle qui est mauvaise langue ! - s'insurgea la prof d’italien, vexée.

- Pas faux, - reconnut le prof de maths. - Ah, ben la voilà justement !

Avec l'aide de la prof d'italien qui parlait un assez bon anglais et se dévoua pour traduire, ravie de prouver à sa collègue anglophone que les locuteurs de langue romane valaient bien ceux des langues germaniques en matière de plurilinguisme, on put lui demander si elle se chargeait d'enseigner la notion d'accent tonique.

- En anglais, il est mobile, il n'y a rien à enseigner, - répondit-elle vivement, un peu agacée d’évoquer le sujet de la phonétique aberrante de l’anglais, un secret jalousement gardé par ses manuels. - Demandez au prof de maths !

- Quoi ? Qu'est-ce que les maths ont à voir là-dedans ? Déjà qu'ils sont partout… c'est bien la première fois que j'entends dire qu'ils sont aussi dans les langues ! - lancèrent, en français et à l'unisson, les profs d'espagnol, d'italien, d'allemand et de français.

- Transversalité ! - comprirent-ils vaguement dans la réponse qui leur fut faite avec l'accent de la BBC.

- Oui, - confirma placidement le prof de maths, un peu agacé de lâcher son journal. - Dans le cadre de la transversalité, nous avons fait un échange : la phonétique de l'anglais étant irrationnelle, elle enseigne les nombres irrationnels, et moi je fais de l'anglais pendant mes cours de maths. Ça plaît beaucoup à l’Académie qu’un établissement se lance enfin dans une authentique transversalité des enseignements... - précisa-t-il mi-figue mi-raisin. - De toute façon, l'accent d'intensité, la hauteur, c'est une notion musicale, vous devriez demander à la prof de musique.

Celle-ci, qu'on dut aller consulter dans le club de musique qu’elle animait, ne fut pas d'un grand secours :

- Tout ça ne me concerne pas. D’ailleurs, la vraie langue internationale c’est la musique : on se comprend mieux qu’avec les langues ! - les taquina-t-elle. - Mais ne sont-ce pas les Chinois qui ont des tons ? Et vous devriez voir également du côté du prof de sport, rapport au tonus, à la tonicité des cordes vocales, - conseilla-t-elle pour tempérer ses remarques.

Et justement, le groupe croisa la jeune étudiante chinoise que le lycée avait chargée des premiers cours de la langue de Confucius, une authentique révolution culturelle à l’échelon local.

- Thon ? A la cantine demain ? Tonic coca-cola ?

Puis, une fois ce malentendu dissipé, elle put expliquer qu’il y avait méprise :

- En chinois, ce sont des tons musicaux, il n’y a pas d’accent tonique.

Dépité, le groupe réalisa que leurs recherches tournaient court. Ne restait que le conseil d’aller voir le prof de sport, ce qui était une curieuse idée en matière de langues vivantes, mais à problème désespéré, solution désespérée. Ils se rendirent donc au gymnase.

Le prof d’EPS leur fit – comme on pouvait s’y attendre – une réponse assez musclée :

- Des élèves toniques, j'en ai qu'un ou deux ! - rigola-t-il, - les autres, c'est des glandeurs... Et la vraie langue internationale, c’est le sport : le langage du corps ne ment pas, lui... Regardez les Jeux olympiques, c’est grand, c’est beau, non ? Les sportifs se comprennent toujours ! De toute façon, les accents régionaux, c'est pas mon rayon, c'est le vôtre ! - conclut-il devant les profs d'espagnol, d'italien, d'anglais et de français réunis dans leur quête de l'accent tonique et dans leur recherche du professeur auquel incombait la délicate tâche d'expliquer aux élèves cette notion mystérieuse, comme l’est en général toute la linguistique.

Dans la cour de récréation, ils croisèrent au retour les professeurs de physique et de biologie, mais aucun des enseignants de langues ne songea une minute à révéler que les sciences humaines étaient mises en échec. Le petit groupe polyglotte laissa donc ces deux scientifiques s'interroger sur le motif de leur inhabituel déplacement en troupe de choc.

De retour dans leurs locaux, un peu las et découragés, ils furent surpris d'entendre une voix juvénile et enthousiaste - l'enthousiasme étant une denrée rare dans la salle des profs.

- Moi, je sais ! - venait de dire gaiement un élève qui, en apportant des documents, avait entendu la fin de leur conversation. - L'accent tonique est sur la dernière syllabe en français, et sur l'avant-dernière en espéranto !

- Et comment tu sais ça, toi ?

- Ben, je l'ai appris à la maison, pardi ! Et sur Wikipedia !

 

Tout compte fait, il est possible que cette histoire soit imaginaire, mais elle est à coup sûr à peine fictive…

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 12:38

Un récent communiqué de presse du ministère de l'Économie, des finances et de l'emploi, publié le 21 décembre 2007, sur le thème de l'accueil des visiteurs étrangers en France, nous enjoint d’améliorer l’accueil d’une certaine catégorie d’étrangers :

"D'après une étude internationale réalisée en 2006 par Ipsos auprès de visiteurs étrangers, l'image de la France en matière d'accueil est en nette amélioration (…) mais reste en retrait par rapport à ses principaux concurrents espagnols ou italiens et reste dégradée aux yeux de certains publics particulièrement stratégiques comme les publics nord-américains."

(…)

"Le gouvernement souhaite également mettre davantage l'accent sur l'apprentissage des langues étrangères dès l'école primaire."

(…)

"Luc CHATEL a annoncé la publication le 31 décembre 2007 d'un guide d'accueil " Bienvenue en France " traduit dans six langues et qui sera diffusé à dix millions d'exemplaires.

Le gouvernement souhaite s'engager dans une campagne de communication auprès du grand public français pour le sensibiliser à l'accueil."

(…)

"En matière de promotion, il a affirmé son souhait de cibler plus particulièrement le marché nord américain pour améliorer l'image de la France en matière d'accueil."

Comme des millions d’autres Français, je vais étudier de près cette plaquette en dix langues, l’apprendre par cœur, après quoi je la ferai réciter à mes gosses jusqu’à ce qu’ils soient capables de bien accueillir un touriste.

Mais quelque chose m’intrigue : qui sont ces mystérieux touristes nord-américains mécontents de not re accueil, ces clients exigeants qui ne se satisfont pas d’un sourire et d’un bon service, et pour lesquels nos enfants doivent " mettre davantage l'accent sur l'apprentissage des langues étrangères dès l'école primaire " ?

 

Des Québécois, toujours souriants, ravis de revoir la vieille France et d’écouter notre accent bizarre ? Non, peu probable.

Ah ! des Inuits, peut-être ? J’sa pas trop, c’est q’par chez nous, y l’en passe point trop, des Inuits, l’dernier que j’a vu, l’était à la télé, j’crois ben qu’y s’appelait Jack London. Ptêt ben qu’à Paris, avec le froid qu’i fait, vous en voyez plus, vous aut’ ?

Ou alors, des Mexicains ? On se perd en conjectures.

J’aimerais quand même bien savoir si mes enfants vont faire à l’école de l’inuit, de l’espagnol, du français du Québec, ou du navajo.

Aussi, nous lançons un appel à tous les français : si vous avez une information qui pourrait permettre d’identifier ces touristes nord-américains mécontents, si vous avez le moindre début de piste, s’il vous plaît, écrivez au ministère du tourisme et à celui de l’éducation nationale qui doit mettre en place un apprentissage précoce de leur langue, et qui, à l’heure où nous écrivons cet avis, ignore encore de quelle langue il s’agit.

Au nom de tous les Français, de la réputation d’hospitalité de notre pays, merci.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 18:22

Croiriez-vous que la plus connue des langues construites soit mentionnée sur le site du British Council ? Eh bien, si :

http://www.britishcouncil.org/learnenglish-central-grammar-homepage.htm

Évidemment, la flèche vers un article détaillé est inactive, contrairement aux deux autres, point trop n'en faut.
C'est pas sur le site de l'Alliance française qu'on verrait des choses pareilles.

Ah! le fair-play anglais, discret mais toujours là !

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 23:40
La maîtresse demande à Toto de conjuguer le verbe dormir au futur :
- Oui, m'dame, c'est :  je me réveille !
- Mmm, sourit la maîtresse, et à l'imparfait, au passé ?
- Je me couche.
- A l'impératif alors ?
- Facile : va te coucher !
- Et au conditionnel ?
- Va te coucher sinon tu seras privé de sortie.
- Alors au subjonctif, demande la maîtresse, amusée, essayant de le coincer :
- Oh là là! Que j'ai sommeil !

C'est comme ça que Toto a eu son énième zéro en français, et son premier 18, en rédaction et expression artistique.
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 22:35
En branché dans le texte :

« - Mon coach a fait partie du top ten de son sport, il était dans un bon team. Certes il ne sort pas d’un think tank, mais il a un bon fighting spirit, et d’ailleurs il est passé à la télé en access prime time pour commenter des world series. En off, il a dit des trucs too much, mais comme le prime attendait une star du showwbiz, on l’a à peine entendu. Soyons fair play, ce n’est pas qu’il soit blacklisté, mais simplement qu’à la télé, il y a beaucoup de turnover. D’ailleurs il était de la garden party de l’Elysée, signe qu’il n’est pas un has been, mais plutôt une guest star ! Et dans son loft, y a un max de golden boys qui viennent se la péter après avoir touché le jackpot avec leur golden parachute, un peu frimes mais trop cools les mecs, et fringués total look ! Et les meufs… pas des liftées siliconées, des top models, des bimbos et des starlettes de la jet set, c’était sponsorisé et je peux te le dire, surbooké ! On a commencé par un brunch avec la zique à donf, et fini dans une after, le trip, t’aurais dû venir. Au fait, pourquoi t'es pas venu, t’as pas eu le buzz ?
- Ben… j'ai pas reçu de carton d'invitation.
- Un cart… ?! C'étaient des e-mails, ducon ! »

Je me consolai en me disant que l'insulte, au moins, était traditionnelle.


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