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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 21:48

Autant de nouvelles que vous ne verrez probablement pas dans les médias habituels.



1. La méthode Assimil en format de poche vient de sortir une version espéranto, que je trouve très réussie.

(par Texier et Triolle)
Elle suit le canevas de la collection et les critères définis par les fondateurs. Très pratique : une partie grammaire, une partie conversation avec des phrases courantes classées par thème, et enfin un index du vocabulaire employé.

Chaque phrase est à la fois traduite en français et rendue en transcription phonétique pour savoir comment la prononcer.

Compte tenu de la simplicité et de la régularité de l’Eo, les explications paraissent forcément claires, pourtant tous les manuels d’initiation ne se ressemblent pas, et les notions de grammaire ne sont pas si simples à donner en faisant le lien avec celles du français, tout en restant succint.

Je précise que je n’ai aucun conflit d’intérêt, aucun intérêt dans la collection, je n’ai même jamais rencontré les auteurs.

2. Une info européenne, probablement inédite dans toute la France : la ville de Písek, en Tchéquie, a ajouté l’espéranto aux quatre versions linguistiques de son site Internet, au côté du français (comme l’a fait Montpellier)

Pas mal pour une langue que d’aucuns prennent pour un code, que d’autres croient en gestation, et que d’autres encore considèrent comme un projet mort-né.

Quand l’UE aura une indigestion d’anglais, il faut savoir qu’il y aura toujours en réserve une des créations humaines les plus sous-estimées...

Et si l’UE préfère suivre le fric et la force plutôt que la raison, elle passera à côté d’un rôle historique : être l’initiateur d’un large développement de la langue internationale, rôle que s’attribuera peut-être un des géants de l’Asie – à l’exclusion de l’Inde, pas encore complètement remise de la colonisation.

2. Aux élections européennes, les partis EDE (Europe-Démocratie-Espéranto) qui se sont créés en France et en Allemagne
(car il était impossible pour un même organisme de se présenter dans plusieurs pays différents) ont obtenu respectivement environ 30.000 et 12.000 voix.

En Allemagne (0,045%), il aurait fallu obtenir 0,5% pour bénéficier recevoir des subventions de l’État.

En France, ce résultat représente 0,21%, et a frôlé les 1% en Nouvelle-Calédonie.

A noter que le parti EDE a dû financer lui-même l’impression des bulletins de vote. Cette méthode, qui gêne la présence de petits partis, est défavorable à l’expression de la diversité.
Il serait grandement préférable que nous votions sur un seul et même bulletin, sur lequel serait représentés tous les candidats - il suffirait alors de cocher la case choisie.
(Je crois que c’est ainsi en Allemagne, à vérifier)

A noter que ce nombre ne représente pas le nombre total d’espérantophones ou de militants, mais uniquement ceux qui jugent fondamentale la question de la communication entre Européens, qui pensent que l’espéranto est une des meilleures solutions possibles. D’autres sympathisants ont pu préférer voter « utile », comme on dit, c’est-à-dire pour des partis certains ou susceptibles d’avoir des députés européens. D’autres encore ont pu s’abstenir.

Certains espérantistes pensent que l’espéranto doit se développer de façon citoyenne et mondialement, sans rien attendre des politiques, et donc rien de l’UE.
 
Mais, quoi qu’il en soit, il nous semble positif que les médias aient enfin parlé de l’espéranto comme langue véhiculaire possible de l’UE, et la candidature EDE a donné une certaine visibilité médiatique à la question, entre autres par la vidéo de la campagne électorale, que j’ai trouvée assez réussie, compte tenu des moyens limités du parti EDE.

Espérons que les journaux cesseront de s’autocensurer sur la question de la communication et de l’anglicisation de l’UE.

(Source : le média en ligne espérantophone Libera folio)


En espérant que ces quelques infos vous auront intéressé. Personnellement, je pense qu’Agoravox est très adapté aux débats citoyens sur tel ou tel thème, lancés par un article, mais aussi à la production d’infos de moindre importance que celles qui font les titres de nos journaux, du moment qu’elles sont originales ou méconnues, en visant la complémentarité avec les articles des journalistes professionnels en ligne plutôt que des doublons.

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