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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:10

D'un côté l'ancien chef d’État du pays le plus puissant du monde, de l'autre le chef du FMI, donné favori comme président du pays le plus français du monde. Voyons ce qui les rassemble.

Comme celui de Kennedy, le nom de Dominique Strauss-Kahn commence par un K - en fait son demi-nom, mais le qualifier de demi-Kennedy serait mesquin : sommes-nous un demi-pays ?

 Pour les deux personnages, leur nom complet est tellement incertain à écrire qu'on préfère leurs acronymes : JFK et DSK.

Qui sait écrire du premier coup et sans réfléchir John Fitzgerald ou Dominique Toscane, Strauss-Khan, Strauss-Kahn ? Ce pourrait être la marque de la célébrité, mais non : G fait davantage penser au point G qu'à Gandhi, tandis qu'en lisant CDG on pense plutôt à une banque (Caisse de gonsignation ?), à une compagnie (des guides ? des glaces ?) qu'à Charles-de-Gaulle. ViH c'est le virus du sida et non Victor Hugo ; bref, ce n'est pas la célébrité qui fait l'acronyme, même si ce n'est pas donné au premier venu, voire risqué pour Pierre Dupond. Après ces considérations philologiques, revenons à nos deux cas (K).

Comme Kennedy, Strauss-Kahn a été abattu en pleine gloire, et sa carrière publique a pris fin. Certes de façon plus définitive pour JFK que pour DSK, mais quand même : il n'est plus présidentiable, ni en France, ni au FMI.

Comme lui, il formait avec sa femme, avant sa chute, un couple très glamour où l'épouse tolérait les nombreuses frasques du mari, pourtant dommageables à son image publique.

Comme pour Kennedy, on ne saura jamais le fin mot de l'histoire. Comme pour lui, l'affaire a fait la une du monde entier, inspiré des centaines d'articles (pas tous très inspirés…) des journaux les plus sérieux aux pires tabloïds et, comme pour lui, la théorie du complot va remplir les rayonnages et les sites Internet pour quelques décennies... D'ailleurs, où était DSK le 11/9 ?

Comme pour lui, le bon peuple n'a appris son goût du faste et sa compulsion sexuelle qu'après qu'il ait tiré un coup... Euh, je veux dire - après coup.

Il se dit dans les milieux autorisés (à médire) que DSK a fait sienne la devise de Kennedy sur les ambigüités de la drague : Kennedy mot consent  !

Gageons que la liste de ses maîtresses putatives (dont pute n'est pas l'étymologie, précisè-je par galanterie) va progressivement s'épaissir comme un vulgaire listing de Clearstream. Certains voient d'ailleurs dans cette affaire DSK une main occulte dans les dessous politiques, mais laissons ces vipères cracher leur semence... euh, leur venin.

Certes, on pourra toujours trouver des différences. Souvenons-nous de l'aéroport Kennedy de New-York, ou du centre spatial de Floride, du Mont Kennedy au Canada. Or, il est peu probable que l'aéroport Charles-de-Gaulle soir rebaptisé DSK airport, ou une montagne européenne - mont DSK, fût-elle de forme phallique. À moins que l'on donne son nom au centre spatial de Guyane ?

Non, sans rire, connaissez-vous un nom plus mal choisi que Kourou ou CSG pour un centre spatial ?

Cap Kennedy, au moins c'est un cap, pointu, mâle, alors que Kourou, c'est un fleuve, et dans le monde entier les fleuves ont une symbolique maternelle, nourricière, loin de la virile conquête de l'espace et de ses fusées en forme de priape ! Ou de suppo... Quant à CSG, moi ça m'évoque plutôt les impôts, la Contribution sociale généralisée...

Pour notre futur deuxième porte-avions nucléaire, DSK serait inadapté si on considère qu'il a raté son envol présidentiel... Manquerait plus qu'une grève des pilotes de chasse. Mais d'un autre côté, la virilité persistante et irrépressible de DSK pourrait impressionner nos ennemis : « Les Français, duos habet (de porte-avions) et bene pendentes, faut faire gaffe ».

Par ailleurs, nous démentons formellement que l'hôtel new-yorkais de la chaîne Sofitel soit prochainement rebaptisé « Hôtel DSK ». Imaginez les malentendus en perspective avec les clients : « Quand j'ai demandé la suite, ce n'est pas ce que je voulais dire... Si ma femme l'apprend, ça va faire des histoires ! » ou encore « Quand vous dites service compris, pouvez-vous être plus explicite ?.. », voire les déceptions : « Je n'ai pas demandé une collation mais une fellation ! »

Bref, cette démonstration tendant à faire de DSK le Kennedy français peut paraître un peu courte, mais vous n'êtes pas sans savoir qu'en la matière la longueur ne fait pas tout.

Enfin, comme pour Kennedy, les complotistes penseront toujours qu'il y avait plusieurs tireurs !

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